Carnet de route
Fenestral
Le 09/02/2025 par Pascal R
Au programme ce dimanche « Sortie Verte, une étoile ». Oui mais les côteaux autour de Saint Gervais sont secs comme un coup de trique. Alors que faire pour minimiser notre empreinte carbone ? Réponse : sortir aux Contamines.
Camille, bon sujet, emmènera son groupe aux Enclaves faire la Grande Boucle. Mikael, suite au vent violent du samedi, abandonne l’idée de descendre la Combe Blanche, et décide que la neige sera excellente à Fenestral. L’avenir lui donnera raison.
A sept heures du matin, Juliette, Jean Noël, Manu, William et les trois P (Pascal R, Pascale L et Pascaline J) se répartissent donc avec Mikael dans les deux voitures (100% covoiturage) pour se rendre à Finhaut.
Très peu de portage cette année, de belles traces pour monter, pas de vent, grand soleil, peu de monde devant nous mais pas mal derrière, chacun monte à son rythme, régulier, rythmé par les conversions.
Au col, vu l’état fringant de la troupe, la décision s’impose de monter au sommet sur notre gauche. Pointe sans nom, sans croix, cotée 2679 sur les cartes de SwissTopo. La fin se fera avec les skis sur le dos ou sans, selon l’humeur ou l’apétit. Vue à 360° ; Dents Blanches, Tenneverge, Aiguilles Rouges, Midi des Grands et tout le nord du massif de Mont Blanc. Nous sommes au-dessus de la Dent de Fenestral et de Bel Oiseau, magnifique !
Mikael repère la descente qui permet de rejoindre la grande combe, vierge, de Blantsin. Pour ce faire il faut juste titiller la belle et tentante pente nord-est sous nos pieds avant de traverser à gauche vers une petite brèche pas évidente et rejoindre le haut d’un ancien glacier. Evidemment l’un d’entre nous, auteur de ces lignes, n’ayant pas écouté se fourvoie trop bas et ne peut pas remonter à la brèche. Neige trop molle, pente trop raide. Il devra s’échapper par un couloir délicat, parsemé de rochers sous-jacents où les skis feront quelques étincelles, avant de retrouver les siens et déguster ensemble les pentes savoureuses qui débouchent sur les lacs.
Arrivés dans le vallon d’Emaney quelques estomacs crispés crient famine mais devront attendre, faute d’endroit propice, Mikael souhaitant aussi laisser derrière nous la piste dangereuse surplombant les gorges du Triège. C’est seulement à la sortie de ces gorges que nous pourrons nous arrêter, au soleil, les fesses dans la neige, pour sortir le pain, le fromage, le délicieux pâté Stéphanois, la bouteille de vin rouge d’Ottrot et la menthe.
Le reste se résume à une descente tranquille, sans portage ou presque. Arrivés aux Marécottes, William qui connait parfaitement l’endroit, emmène tout le monde à droite : « Pour rejoindre la gare il faut passer près du barrage !». On suit. Et l’on arrive à la minuscule gare de la Médettaz ; pas de guichet, par d’arrêt CCF et pas de Mikael !
Encore 500 mètres le long de la voie ferrée pour retrouver la bonne gare et notre guide.
Retour en train à Finhaut suivie d’une remontée directe aux voitures. La récompense interviendra un peu plus tard, sur la route à l’hôtel du Buet.
Au final une très belle journée, bel endroit, belle neige, belles conditions. Pour Brice nous réviserons la cotation de la sortie à 1 étoile +
Merci à la vaillante équipe et surtout à Mikael pour avoir fait preuve, encore une fois, d’un sens inné de la montagne.







